Vendredi 31 juillet 2009
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Pour les anciens, il était connu qu'Andromaque, la femme du grand héros
d'Homère, Hector, "chevauchait son époux", et ils racontaient que "derrière les portes, les esclaves phrygiens se masturbaient chaque fois qu'Andromaque montait le cheval d'Hector". Le couple
légendaire donne ainsi sa caution à une position pourtant controversée : l'homme y est en situation inférieure, la femme le domine et a la maîtrise du jeu.
Aujourd’hui les sexologues conseillent cette position à tous les "apprentis-amoureux", aussi bien aux femmes qui désirent découvrir l’orgasme pendant la pénétration, qu’aux hommes qui veulent
apprendre à maîtriser leur éjaculation.
Une femme qui ne parvient pas à l’orgasme lors du rapport peut choisir de caresser son clitoris. Attouchements effectuées pendant la pénétration, qui lui permettront d’obtenir le plaisir recherché.
C’est dans ce cas la possibilité de se caresser pendant l’acte sexuel qui rend cette position intéressante : elle est plus favorable aux caresses que celle du missionnaire, mais pas plus que la
position où l’homme est dans le dos de la femme. En tout cas, d’après certaines enquêtes, cinquante pour cent des femmes européennes jouissent, pendant la pénétration, grâce aux caresses.
Cependant, certaines femmes recherchent l’excitation clitoridienne non par caresse manuelle mais par frottement contre le pubis et la toison de l’homme. La supériorité de la
position d’Andromaque est alors indéniable : en missionnaire, la femme a peu
de marge de manoeuvre pour bouger les hanches et se retrouve plus ou moins coincée. En position d’Andromaque, elle a toute liberté de creuser les reins et de régler l’inclinaison de son buste afin
de trouver l’angle idéal. Le contact entre son clitoris et le pubis de son partenaire sera ainsi le plus adéquat. En outre, elle sera maîtresse de l’intensité de la pression, du rythme du mouvement
de frottement et elle pourra s’adapter aux sensations qu’elle ressent.
Toutes les conditions sont réunies pour que le jeu soit efficace et mène progressivement à l’orgasme désiré.
Quant à l’homme désirant maîtriser son éjaculation, il doit rechercher une position décontractée rendant le jeu érotique possible, facile. Il peut ainsi se détacher d’une excitation qui ne
proviendrait que du va-et-vient dans le vagin, approche assez difficile avec la position du missionnaire. En position d’Andromaque, il bouge peu (pour que son cerveau se décrispe et qu’il perde son
appréhension d’être pris par surprise) et reste excité par la vue du corps de sa compagne (ses hanches et ses seins, comme son visage); les caresses et les baisers, faciles à donner et à échanger,
jouent également un rôle important. La variété des occupations érotiques possibles entraînera son esprit loin de ses peurs. La sexualité pourra cesser d’être une épreuve et retrouver son caractère
ludique.
Au-delà de tout apprentissage, cette position est aussi pleine d’agréments. La femme peut ainsi jouer avec la verge en elle, explorer à sa fantaisie les mouvements qui feront varier les sensations
qu’elle est susceptible d’en retirer. Et elle donnera ainsi à son compagnon le spectacle de son corps qui bouge et qui vit, celui de la montée de son désir et de son excitation : moments chargés
d’érotisme aussi bien pour elle qui s’offre que pour lui qui en reçoit le cadeau.
Une variante :
L'Andromaque au galop
La femme, à genoux chevauche son amant et se colle à lui. Elle serre ses cuisses et ses mollets autour de sa monture en s'agrippant à son encolure (ça peut servir au galop !!). L'homme, assis en
tailleur, prendra appui sur ses bras tendus derrière lui. La tête droite, le regard fier !!!
Gérard Butler dans "300"
♥ Vous l'avez murmuré...