Samedi 6 mars 2010
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Pendant la préhistoire, certaines peintures rupestres trouvées notamment dans les
grottes de Lascaux, montrent des hommes nus apparaissant avec un étui pénien.
L'ancêtre du
préservatif daterait d'environ 3000 ans AV JC, fabriqué en Ancienne Egypte à
base de boyaux de moutons et de porc. Il aurait été principalement utilisé par les soldats pour se protéger contre les maladies vénériennes.
1350 à 1200 AV JC l'étui pénien en lin semblait destiné à se protéger contre les maladies, les piqûres et morsures d'insectes.
C'est réellement au Xème Siècle après JC que la capote connait une première modification importante, elle est alors fabriquée en Chine à base de papier de soie huilée et au Japon en écailles de
tortues ou en cuir. Ces préservatifs rigides pouvaient servir de godemichés.
Il faut attendre 1564 en Europe pour que
Gabriel Falloppio, anatomiste
Italien reconnu, le préconise aux soldats napolitains afin de lutter contre la syphilis, il prend alors la forme d'un fourreau d'étoffe fine trempée dans une décoction d'herbes ou un peu de
salive.
Au 17ème Siècle, la capote est fabriquée à partir de boyau animal, et même si comme ces prédécesseurs, il est peu fiable et pas confortable, on sait que
louis XIV avec celles qui n'étaient pas sa régulière ou ses favorites, ou encore
Charles II d'Angleterre.
En 1712 à Ulrecht aux Pays Bas est organisée une conférence qui dura 1 an visant à mettre fin à la guerre d'Espagne. Les hauts dignitaires venus de France, Angleterre, Espagne... s'y rendent par
centaines. S'ouvrent alors, des maisons closes en grand nombre, et les maladies vénériennes prolifèrent. Un artisan eu alors l'idée de traiter le caecum de mouton avec un procédé utilisé
les parcheminiers. Il obtient un fourreau assez fin mais sur, orné d'un ruban pour le maintenir lors des ébats. La capote est alors vendue dans un magasin de la ville. La conférence
terminée, elle fut ramenée dans chaque pays par les hauts dirigeants.
En 1917 des hommes d'affaires avisés décidèrent alors de la produire à grande échelle et sous le nom de condom (du latin condere qui signifie cacher, protéger).
En 1918, Casanova, les utilisait pour se protéger des infections mais surtout pour que ces conquêtes ne tombent pas enceintes, ce serait lui qui les baptisa "capotes anglaises".
En 1780 le terme préservatif fait une apparition discrète lorsque "la maison du gros millan" ouvrit ses portes a paris (lieu impotrant de la prostitution à l'époque).
En 1839 la découverte de la vulcanisation du caoutchouc (traitement qui consiste à le rendre plus élastique) découvert par
Charles Goodyear donne en 1843 à la capote solidité et élasticité. Elle est lavable et réutilisable (garantie 5 ans), mais
rétrécie au lavage, il est donc conseillé de s'en procurer une un peu plus grande.
En 1880 le premier préservatif en latex mais il faudra attendre 1930 pour la première commercialisation
Au cours du XXème Siècle
Ce n'est que vers 1904 que le mot préservatif remplace celui de capote et qu'il devient à usage unique.
Dans les années 1930 le préservatif apporte le confort d'une seconde peau et est de plus en plus apprécié, car il se substitue à la méthode du retrait. C'est celui que nous
connaissons aujourd'hui avec quelques améliorations (
encore plus de finesse, couleur, arôme,
réservoir, lubrification).
L'utilisation se développe lentement, ce n'est qu'en 1987 que la France n'autorise la publicité, sous réserve d'obtention d'un visa de la part de l'agence se sécurité sanitaire des produits de
santé (au même titre qu'un médicament).

Au XXIème siècle, il se détourne de sa fonction première de prévention, pour
devenir aussi un
partenaire de plaisir. Ainsi, les préservatifs offrent tour à tour, douceur, sensations,
prolongement du plaisir, parfums.
Il est actuellement le moyen contraceptif le plus efficace, mais ce dernier pourrait encore évoluer.
En 2000,
Michel Bergeron Professeur à l'université de Laval
au Québec, met au point un gel contraceptif, inodore, incolore, imperceptible qui protège contre les MST et le
SIDA. Baptisé contraceptif invisible, composé de deux ingrédients (un gel polymère, liquide à l'extèrieur mais qui solidifie à la température du corporelle combiné d'un germe comme le
sulfate de sodium laurylé). La méthode est pour le moment testée sur des souris et donne de très bon résultats.... l'avenir nous dira si ce gel est applicable sur l'homme...
Alors laissez vous tenter...
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