Partager l'article ! Histoire des Jeux de cartes: Il existe très peu de textes et de jeux concernant les jeux de cartes, seule certitude, les cartes n'ont ...
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Il existe très peu de textes et de jeux concernant les jeux de cartes, seule certitude, les cartes n'ont pas été inventées en Europe.
Les Chinois en utilisaient sous une forme embryonnaire
dès le VIIe siècle, Les dés à jouer sont connus depuis fort longtemps en Chine. Mais en évoluant, leurs dés affichaient une particularité puisque les points des dés chinois qui indiquent le 1 et
le 4 étaient peints en rouge, alors que les points des autres faces sont peints en noir. Ce qui a semble-t-il donné les couleurs de nos jeux de cartes actuels, soit rouge pour les cœurs et les
carreaux, et noir pour les trèfles et les piques.
Quant aux cartes elles-mêmes,
elles dériveraient en réalité des dés à jouer, des dominos ainsi que des jeux d'échecs. Les dominos pouvaient être imprimés sur des tuiles d'ivoire, ou sur des tuiles d'os, mais aussi sur du
papyrus, et ensuite sur du carton, telles le sont depuis des siècles nos cartes à jouer contemporaines, pour les chinois, il y a peu de différence entre ces jeux puisqu'ils partagent une même
racine étymologique pour les nommer.
Dans la région de Yeu-Shio, durant la Dynastie de T'ang (618-907), où se développent le plan culturel et particulièrement, la littérature. Les Chinois écrivaient des livres en forme de rouleaux
sur du papyrus. Certains de ces livres avaient trait aux jeux de dés. Mais il fallait constamment dérouler le papyrus pour consulter le livre, certains eurent l'idée de tailler et de numéroter
les feuilles. (La Chine a inventé le papier, qu'elle fabrique depuis environ l'an 100 après J.-C. tandis que le papier n'est arrivé en Europe que vers l'an 950 en Espagne).
Les gens ont pris l'habitude de détacher ces feuilles puis de s'en servir à la place des dés, pour jouer. Ainsi les « feuilles » (de papyrus), se sont transformées en cartes.
Des cartes qu'on utilisait à l'origine pour jouer aux dés, illustré de dessins symboliques variés.
Dès le IXème siècle, l'on retrouve une citation relatant une anecdote. Ainsi en l'an 868 de notre ère, les parents de l'époux de la princesse Tongchang, du clan Wei de la Dynastie Tang (618–907)
racontent qu'ils auraient joué à un « jeu de feuilles » avec la princesse. Et ce jeu, connu et joué depuis le VIIIe siècle en Chine, prendra le nom de « yeh-tzâ ».
L’Arménie : aux alentours du
Xè siècle. L'Histoire raconte que des voyageurs et commerçants Arméniens amènent avec eux des cartes à jouer en Italie où apparaît bientôt le jeu de naïbi. Selon certains documents, ces cartes
nommées naïbi avaient à l'origine un usage tant pédagogique que ludique, puisque le jeu apprenait aux enfants arméniens à compter, ainsi qu'à conserver le souvenir de l'histoire de leur peuple
exilé.
Le Proche-Orient : On retrouve des traces
remontant au XIIè ou XIIIè siècle d'un jeu mamelouk dont la forme est très proche du jeu italien.
La Perse et l'Inde : il est probable que les jeux arabes aient eux-mêmes une origine plus orientale, mais aucune preuve matérielle, aucun écrit ne peut confirmer cette thèse.
En 1254, un édit de Saint-Louis interdisait plusieurs jeux de hasard, mais sans mentionner les cartes. Au Moyen
Age, ni la littérature religieuse, ni les œuvres des moralistes, ou des romanciers n'en parlent.
En revanche, sous le règne de Charles VI vers les années 1370/1392 à partir de 1392, quelques documents, attestent l'existence des cartes à jouer : par exempledans un édit du prévôt de Paris
défendant de jouer en semaine aux "paumes, boules, cartes, dés, et quilles".
Les liens entre l'Europe et le Moyen-Orient sont nombreux, que ce soit par l'Espagne, alors occupée par les arabes, ou par les marchands vénitiens et lombards. On pense que l'introduction en Europe s'est faite à peu près simultanément par ces deux canaux.

Fabriquées et peintes à la main par des artistes reconnus, rehaussées d'or fin, les premières cartes à jouer étaient réservées à une élite fortunée.
Les jeux de cartes vont toutefois se démocratiser rapidement, avec l'utilisation de procédés de fabrication plus économiques, dans un premier temps, les cartes sont de très mauvaise qualité, avec
des coloriages grossiers au pochoir puis les cartes sont imprimées par xylographie (impression à partir d'une gravure sur bois). L'usure rapide du bois impose de petites séries, la fabrication
des cartes à jouer reste donc très artisanale
L'engouement est tel
que l'Eglise s'en inquiète : de nombreux édits interdisent l'usage des cartes. Des cartes à jouer sont brûlées en public en 1497 à Florence, sur le célèbre "bûcher des vanités" dans lequel
sont jetés tous les attributs du luxe : jeux, instruments de musique, oeuvres d'art et jusqu'aux ouvrages de Boccace et Pétrarque... Beaucoup d'artistes sont contraints à l'exil.
Dès 1420, l'imprimerie
permet des progrès considérables
Le nombre des cartes et leur répartition (cartes de points, figures) se stabilisent très tôt. En revanche, les symboles des 4 séries évoluent beaucoup suivant les pays, les époques et les fabricants :
animaux, fleurs, objets, ... Ce n'est que vers la fin du XVè siècle que sont adoptés les symboles encore utilisés de nos jours.
Sauf en Italie et en Espagne, dont les cartes utilisent dès le début les Bâtons, Epées, Coupes et Deniers
Jusqu'au début du XIXe, le papier est rare. Comme le dos des cartes est blanc à cette époque, beaucoup de cartes
eurent une seconde vie et finirent en : mots doux, certificats de mariage, cartes de visite, reconnaissances de dettes, réclames, ... La révolution française les a même utilisées comme monnaie
!
Ces usages ont permis de sauver de nombreuses cartes de cette époque. On a ainsi retrouvé des notes de Molière, Napoléon ou Rousseau, des listes d'invités de Louis XVI
Durant le XIXè siècle, le métier de
cartier va se transformer, et les artisans sont remplacés par des industriels, tels que B.P Grimaud en France. De nouveaux procédés d'impression permettent de plus grandes séries : lithographie
(la pierre remplace le bois). Les coins s'arrondissent grâce à une invention acquise et exploitée par B.P. Grimaud, l'opacité et le vernissage des cartes sont perfectionnés pour obtenir des
cartes toujours plus durables
Les cartes sont devenues au cours des siècles des objets très prisés pour se divertir en tout temps et en tous lieux.
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