Partager l'article ! Kamasutra - L'époque moderne: Etre dessus ou être dessous quand on fait l'amour ne dépend pas simplement du plaisir donné ou reçu, mais auss ...
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Etre dessus ou être dessous quand on fait l'amour ne dépend pas simplement du plaisir donné ou reçu, mais aussi des relations de pouvoir entre les sexes qui régissent la société. Quand les hommes dirigent les affaires politiques et économiques, les femmes sont souvent maintenues dans un statut social moins élevé pour que la société ne soit pas "déstabilisée". Les choses ont elles changé à l'époque moderne ?… pas vraiment.
Ainsi, au XVIIIe siècle, un chirurgien de Lille écrit : “La femme qui, loin d'attendre mollement entre les bras de son mari les caresses dont il va la combler, s'élance au-dessus des plaisirs, en saisissant une place qui ne lui est pas destinée, trouble l'ordre des choses”. L'homme qui abdique ses responsabilités en cédant sa place de dominant ne mérite pas sa chance. De plus, son attitude est tellement incompréhensible, et “contre nature”, que l'on préfère imaginer que ce n'est pas un vrai homme, que la complaisance manifestée à l'égard de sa compagne traduit une personnalité efféminée, ou même l'homosexualité.
Le XIXe siècle, de même que le XXe, raisonnent toujours ainsi, et se crispent sur une vision de plus en plus caricaturale de l'opposition entre les sexes : l'homme actif étant
le contraire de la femme passive, tout signe d'activité chez la femme, comme tout signe de passivité chez l'homme, deviennent la preuve de troubles graves. L'accouplement où la femme est placée
au-dessus et l'homme au-dessous est évoqué comme exemple de masochisme, et l'on souligne la “perversion” de ceux qui aiment que la femme prenne l'initiative et agisse au lieu d'attendre, immobile
: des médecins contemporains se méfient d'un homme “susceptible de ressentir un plaisir inconnu dans une position coïtale subalterne et veule, de même qu'il aime être conduit en voiture ou massé
par une femme ; à un degré de plus et avec l'habitude, son émoi confine au masochisme et même à la névrose d'abaissement...
Des psychiatres ont suspecté la posture de l'homme semblable à celle ordinaire d'une femme d'être un signe d'homosexualité latente”. D'autres traitent de “malades”, de “névrosés” les hommes “qui ont besoin que la femme contribue manuellement” à leur excitation, “ce qui est de leur part un signe de passivité”. Kinsey cite, pour les critiquer, d'autres opinions similaires : “dans cette position, l'homme a tendance à s'efféminer, alors que la femme prend une autorité masculine. Ainsi l'homme perd sa dignité, et, par là-même, le pouvoir nécessaire à la bonne marche de la famille. Le fait de laisser la femme prendre cette attitude de domination dans le coït peut conduire à des troubles nerveux et dans de nombreux cas au divorce” (1948). Certaines conclusions sont inattendues : si des hommes “s'étendent sur le dos pendant le rapport, leur femme au-dessus intervenant activement du bassin, mais le visage et le torse éloignés”, c'est parce que “l'illusion avec la masturbation est presque parfaite” ! “Bien des maris n'apprécient pas les manifestations érotiques chez une femme qui n'est que la leur : ils les estiment contraires à la pudeur” (1960).
“Il faut blâmer sévèrement l'homme qui, pour augmenter ses jouissances, se place sous sa femme, en intervertissant les rôles : cette inversion est souvent le signe de concupiscences mortellement mauvaises chez celui qui ne sait pas se contenter des moyens ordinaires de pratiquer le coït” (Mgr Bouvier, 1890).
À l'inverse de ces idées masculines, les femmes d'aujourd'hui sont nombreuses à se révolter contre ces préjugés : “Cela m'a terriblement agacée qu'il soit toujours sur moi et toujours le plus actif...” ; ou encore : “Je ne sais pas comment ça se passe chez les autres hommes, mais il ne peut pas supporter, lui, que je sois plus forte ou au moins aussi forte que lui. Il doit prouver sa supériorité dans tous les domaines et à tout prix, sur le plan sexuel aussi. Il ne peut avoir un orgasme que s'il est ‘dessus'” ; “Le monde s'est écroulé : je me sentais si dominée, totalement dominée : j'étais sous lui, il était dessus...”
Si toute relation saine est rendue impossible, si l'homme s'accroche à sa domination, certaines femmes préfèrent fuir ces partenaires figés dans un rôle à tenir, et fort peu intéressants. Au point parfois de vanter les amitiés ou les amours féminines : “Avec une femme j'ai plus de chance de vivre une relation d'égalité. On n'a pas de rôle à jouer, on n'a pas besoin de mimer la faible femme ou le mâle. Avec une femme, je peux me laisser aller...” Et pourtant “les relations hétérosexuelles pourraient être aussi belles s'il n'y avait pas cette dépendance...”
Une autre façon de réagir est de briser les conventions sociales habituelles : “Je sors avec des types assez jeunes, souvent des étrangers, de classe inférieure : des artisans, des ouvriers. Nous couchons ensemble. Mais je ne leur demande rien de plus, et c'est réciproque. Peut-être est-ce pour moi la seule façon de ne pas me sentir inférieure... Pendant toutes ces années, je n'ai jamais été perdante...” (cités par A. Schwarzer, “La petite différence”, 1975).
Pour que la sexualité du couple s'exprime dans des rapports égalitaires, certaines femmes et certains hommes remettent en cause le choix du partenaire (son sexe ou sa classe sociale) mais aussi et toujours le type de jeu amoureux, notamment le modèle de la position à adopter.
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Dessus dessous...
Et encore on ne glisse pas vers une discussion devant derrière...
Dessus, dessous, qu'importe? L'important c'est d'aimer, c'est de savoir conduire sa ou son partenaire à la jouissance. L'amour physique est un jeu de rôles, et ceux-ci sont redistribués à chaque fois.
Je t'embrasse.
tout à fait albert, le sexe est un jeu où chacun doit trouver son équilibre pour atteindre la jouissance
gros bisous
pour une parité et un équilibre parfait "dessous / dessus ", établir en début d'année un calendrier précis et si besoin faire établir un constat par huissier...
bon week end Nat
UN COUPLE FAIT CE QUE BON LUI SEMBLE DU MOMENT QUE LES PARTENAIRES SONT CONSENTANTS!
Beau samedi soir en perspective!
Beezoo
Ah ces préjugés...ils en restent encore...beaucoup !...la révolution c'est au sein du couple qu'elle doit se mener...chacun la sienne...et l'amour comme on aime...ce qui se fait...et surtout ce qui ne se fait pas...c'est ça qui est trop bon !!
ils s'estompent peu à peu, un jour arrivera ou les gens ne regarderont plus chez le voisin, afin de profiter pleinement des plaisirs qui existent chez eux
il y a eut une kyrielle d'écrivains libertins au XVIIIème siècle ,et chez Nerciat entre autre ,on ne cherche qu'à varier les poses pour mieux jouir !
On trouve aussi sous la plume de Baudelaire ,comment la séduction se faisait ,un homme était habillé en femme et la femme en tenue masculine ...
Le docteur Tissot au 19ème s. a fait des ravages avec un puritanisme culpabilisant !
Espérons que cela ne revienne pas .
Bonne soirée Nat :)
H
l'autorité du docteur Tissot va imposer dans toute l'europe la terreur de la masturbation réussissant à perturber des générations entières rongés par la culpabilité
dieu merci aujourd'hui les choses ont changées, et le droit au plaisir est revendiqué haut et fort
bonne journée, bisous Hécate
ahhhhh un grand débat ...
de grands ébats
;)
bisous
christelle
tu me donnes une petite idée (rires)
•-~·*'Ś Ő Ń Ŷ Á'*·~-• 972o
Dans les jeux de l'amour il y a un échange et si cet échange-là donne du plaisir aux deux partenaires, pourquoi pas ? d'ailleurs je serais curieuse de savoir si dans tous ces savants, psychiatres et autres, il n'y en a pas qui pratique la position dessous et s'en trouvent très bien... oui mais là ce sont des secrets d'alcove !!!!
Bonne journée à toi - gros bisous
Monelle
aujourd'hui probablement enfin je l'espère pour eux, c'est bien là l'évolution des moeurs
gros bisous monelle
Nat, Très intéressant mais il y a une chose qui n'est pas mentionnée: la “perversion” est-il écrit (entre autres choses) quand l'homme est en-dessous de la femme. Il y a "la paresse": Le mec qui ne bouge pas du tout mais attend que la femme s'agite en tout sens et lui donne du plaisir!
Oui oui! Et le plaisir, il l'a, sans se poser des questions de dignité, de susceptibilité, du qu'en-dira-t-on, et coetera.
Je connais! Mais faut pas qu'il revienne trop souvent bien sûr.
Je t'embrasse,
Gigri
Bonjour Nat... le terme devoir conjugal, barbare !!! Oui à la complicité sexuelle sans obligation oui pour le plaisir d'être ensemble... Bizzzzzz
oui pour la liberté sexuelle dans le respect de chacun et chacune
bisous jill
coucou ma Nat,
Quel article! wahooo. fort heureusement les temps on changé et je pense qu'à l'heure actuelle, dans une relation intime et amoureuse, l'homme et la femme revendiquent tous les deux le droit de prendre du plaisir et d'en donner. Bien sûr qu'il y a souvent un dominé et un dominant dans le jeu des câlins mais pourquoi serais ce toujours Monsieur ? lol
L'essentiel étant de s'épanouir dans la complicité. Faire l'amour n'est plus un devoir conjugal pour la femme et je dis tant mieux.
Bon week end ma Nat, bisous ☼
en effet, ma loona, heureusement que les choses ont évoluées et qu'aujourd'hui chacun trouve sa place et la possibilité de s'épanouir sans être jugé
dans l'amour tout est propre s'il y a respect
gros bisous